onomatopée
Dans l'expression graphique du mot Chlaaah, le nombre de " a " est laissé à la seule appréciation de l'utilisateur mais il convient toutefois de ne pas dépasser un nombre physiologiquement acceptable pour la respiration. Tout cela est bien beau, magnifique même, mais qu'est-ce qui se cache réellement derrière ce singulier vocable à la mine si patibulaire ? En fait, il ne s'agit ni plus ni moins que d'une ponctuation sonore qui conclut une réplique cinglante, voire désobligeante pour celui qui en est l'objet et qui se sent par là même " cassé ", comme disent les blaireaux, de Nice et d'ailleurs.
Pluriel :
Au pluriel, il suffit de répéter le mot autant fois que nécessaire, en gardant à l'esprit qu'au-delà d'un certain nombre, la crédibilité de la réplique qui précède se trouve sensiblement affaiblie.
Synonyme(s) :
On peut éventuellement remplacer le Chlaah par un simple Là ! bien senti ou encore un poli Et toc !, très prisé chez les tapioles et autres tarlouzes agricoles.
Exemple :
- Le master : Dans le coffre, vous trouvez un parchemin.
- Joueur 1 : C'est écrit quoi ? (1)
- Le master : Vous savez lire ?
- Joueur 2 : Non, pas moi.
- Joueur 1 : Moi non plus. Est-ce qu'on peut au moins savoir dans quelle langue c'est écrit ?
- Le master : Fais un jet sous l'intelligence.
- Joueur 2 : Ca n'sert à rien. Tu ne peux pas le réussir.
- Joueur 1 : Pourquoi ?
- Un autre joueur : Y'a pas de zéro sur ton dé.
- Le master : Chlaaaaah ! ! !
(1) On n'a jamais entendu un gazier utiliser des constructions telles que : Qu'est-ce qui est écrit ? ou encore Qu'est-il écrit ? Le bon usage des langues de l'extérieur étant le cadet des soucis d'un PJ normalement constitué. C'est d'ailleurs dans le but de le démontrer que fut réalisé le présent ouvrage.