Ode au ChanteVent, par Darcassan le Prophète
« Les arbres ont grandi dans la clairière cachée
Sous la tour sans bruit qui n’en était pas une
Contre sort, contre lame, fut longtemps préservée
Et pendant des éons, ce fut là sa fortune
L’ouvrage des gardiens se jouait des années
Et l’amour de Mystra était comme une rune
Les mots qui soupiraient à travers leurs feuilles d’or
Avaient été chantés, entendus en partie
Si en ce jour demeure le mystère de leur sort
Viendra l’heure de la foi, du fer, de la magie
Et la voix du passé redonnera leur corps
Aux notes et aux mots qui seront réunis »
La clé de ce domaine, tant et si bien gardé
Est le cercle précieux des savoir-faire magiques
Leur maison silencieuse reste pour espérer
Maintenant et toujours, superbe et hiératique
Jusqu'au jour où la porte qui demeure fermé
Soit découverte enfin et s'ouvre en portique
Les vivants doivent trouver tout ce qui fut perdu
Avant même que le monde ne se trouve déchiré
Ou que mortels et dieux paient ensemble le dû
Lors la bénédiction qui leur fut octroyée
Reviendra dans ce monde et leur sera rendue
Et tous chanterons l'harmonie retrouvée »