objet usuel parce qu'indispensable
Le lecteur le plus demeuré doit savoir que les Donjons & les Dragons seraient impossibles sans l'indispensable et individuel jeu de dés que chaque joueur bichonne et entretient jalousement en se gardant d'en prêter la moindre pièce à un autre joueur, fût-il un ami de (très) longue date. Il y a des choses qui ne se font pas, tout de même. Le jeu de dés moyen d'un gazier comprend généralement : 2 ou 3 d20 (1 pour le Toucher, 1 pour les JP et le 3e pour faire joli), 1 d12 (celui dont on se dit régulièrement qu'il ne sert à rien), 1 ou 2 d10 (1 pour l'initiative et 1 pour les dégâts, en général), 1 d100 (rapport aux probabilités, choc métaboliques et autres jets de secours non définis par les règles), 1 à 3 d8 (qui sert, curieusement aux dégâts et au points de vie de potions), 3 d6 ou plus (nécessaires à l'indispensable tirage des caractéristiques, moment solennel s'il en est), 2 à 6 d4 (absolument nécessaires aux célèbres et néanmoins classiques " prodjektil madjik "). Et le dé de pi dans tout ça ? Disons que le dé de pi remplace tous les dés imaginables ayant ceci de commun qu'ils n'existent pas : d15, d50, d356, d23,5 etc... Il se dissimule toutefois dans bien des cas derrière le d20, intitulé par trop classique et froid et donc peu usité. On peut résumer en disant que le dé de pi est un d20 qu'on lance dans le cas de règles ou de tables insuffisantes ou inexistantes de ce côté ci de la galaxie.
- Pluriel :
Le dé de pi ne saurait exister au pluriel dans la mesure où l'on ne lance qu'un seul dé à la fois (à la rigueur à plusieurs reprises).
Synonyme(s) :
Le dé de karniket fit une apparition aussi soudaine que brève. C'est là, à notre connaissance, la seule occurrence constatée.
Exemple :
- Le master : Vous êtes sur le seuil de la porte. C'est moi.
- Joueur 3 : Y'a quoi dans la pièce ?
- Le master : Rien. Elle est vide.
- Joueur 4 : Murs, sols, plafonds ?
- Le master : Vous entrez ?
- Joueur 3 : Il est fait en quoi, le sol ?
- Le master : Lance un dé de pi.
- Joueur 3 : 13.
- Le master : C'est de la roche. (1)
-
- (1) Le mystère reste entier quant à savoir pourquoi, lorsque le résultat est 13, le sol est en pierre... C'est là tout l'intérêt du dé de pi.
objet usuel parce qu'indispensable
Le lecteur le plus demeuré doit savoir que les Donjons & les Dragons seraient impossibles sans l'indispensable et individuel jeu de dés que chaque joueur bichonne et entretient jalousement en se gardant d'en prêter la moindre pièce à un autre joueur, fût-il un ami de (très) longue date. Il y a des choses qui ne se font pas, tout de même. Le jeu de dés moyen d'un gazier comprend généralement : 2 ou 3 d20 (1 pour le Toucher, 1 pour les JP et le 3e pour faire joli), 1 d12 (celui dont on se dit régulièrement qu'il ne sert à rien), 1 ou 2 d10 (1 pour l'initiative et 1 pour les dégâts, en général), 1 d100 (rapport aux probabilités, choc métaboliques et autres jets de secours non définis par les règles), 1 à 3 d8 (qui sert, curieusement aux dégâts et au points de vie de potions), 3 d6 ou plus (nécessaires à l'indispensable tirage des caractéristiques, moment solennel s'il en est), 2 à 6 d4 (absolument nécessaires aux célèbres et néanmoins classiques " prodjektil madjik "). Et le dé de pi dans tout ça ? Disons que le dé de pi remplace tous les dés imaginables ayant ceci de commun qu'ils n'existent pas : d15, d50, d356, d23,5 etc... Il se dissimule toutefois dans bien des cas derrière le d20, intitulé par trop classique et froid et donc peu usité. On peut résumer en disant que le dé de pi est un d20 qu'on lance dans le cas de règles ou de tables insuffisantes ou inexistantes de ce côté ci de la galaxie.
- Pluriel :
Le dé de pi ne saurait exister au pluriel dans la mesure où l'on ne lance qu'un seul dé à la fois (à la rigueur à plusieurs reprises).
Synonyme(s) :
Le dé de karniket fit une apparition aussi soudaine que brève. C'est là, à notre connaissance, la seule occurrence constatée.
Exemple :
- Le master : Vous êtes sur le seuil de la porte. C'est moi.
- Joueur 3 : Y'a quoi dans la pièce ?
- Le master : Rien. Elle est vide.
- Joueur 4 : Murs, sols, plafonds ?
- Le master : Vous entrez ?
- Joueur 3 : Il est fait en quoi, le sol ?
- Le master : Lance un dé de pi.
- Joueur 3 : 13.
- Le master : C'est de la roche. (1)
-
- (1) Le mystère reste entier quant à savoir pourquoi, lorsque le résultat est 13, le sol est en pierre... C'est là tout l'intérêt du dé de pi.
onomatopée
Dans l'expression graphique du mot Chlaaah, le nombre de " a " est laissé à la seule appréciation de l'utilisateur mais il convient toutefois de ne pas dépasser un nombre physiologiquement acceptable pour la respiration. Tout cela est bien beau, magnifique même, mais qu'est-ce qui se cache réellement derrière ce singulier vocable à la mine si patibulaire ? En fait, il ne s'agit ni plus ni moins que d'une ponctuation sonore qui conclut une réplique cinglante, voire désobligeante pour celui qui en est l'objet et qui se sent par là même " cassé ", comme disent les blaireaux, de Nice et d'ailleurs.
- Pluriel :
Au pluriel, il suffit de répéter le mot autant fois que nécessaire, en gardant à l'esprit qu'au-delà d'un certain nombre, la crédibilité de la réplique qui précède se trouve sensiblement affaiblie.
- Synonyme(s) :
On peut éventuellement remplacer le Chlaah par un simple Là ! bien senti ou encore un poli Et toc !, très prisé chez les tapioles et autres tarlouzes agricoles.
- Exemple :
- Le master : Dans le coffre, vous trouvez un parchemin.
- Joueur 1 : C'est écrit quoi ? (1)
- Le master : Vous savez lire ?
- Joueur 2 : Non, pas moi.
- Joueur 1 : Moi non plus. Est-ce qu'on peut au moins savoir dans quelle langue c'est écrit ?
- Le master : Fais un jet sous l'intelligence.
- Joueur 2 : Ca n'sert à rien. Tu ne peux pas le réussir.
- Joueur 1 : Pourquoi ?
- Un autre joueur : Y'a pas de zéro sur ton dé.
- Le master : Chlaaaaah ! ! !
- (1) On n'a jamais entendu un gazier utiliser des constructions telles que : Qu'est-ce qui est écrit ? ou encore Qu'est-il écrit ? Le bon usage des langues de l'extérieur étant le cadet des soucis d'un PJ normalement constitué. C'est d'ailleurs dans le but de le démontrer que fut réalisé le présent ouvrage.
cri de guerre roté (eh oui, ça existe)
Nous sommes à nouveau en présence d'un singulier vocable dont le mérite revient exclusivement à Fanfan (voir ce nom), l'un des principaux artisans du langage des gaziers. Véritable tour de force gastrique, cette édifiante exclamation ne se prononce pas mais... se rote. En effet, le Master ne laisse pas d'étonner son monde par son langage éructé dont la force et l'odeur nous laissent pantois et grimaçants. Il apparaît, en effet, que le nombre de " Cha " dans le terme chachahinn peut varier du simple au quintuple. Tout dépend, somme toute, de la forme de l'auteur et de ce qu'il a bouffé à midi. Par ailleurs, il convient de prendre en compte qu'une partie des chachahinns d'une soirée se trouve toujours reconvertie en rafales aérophagiques dont les traces ont marqué à vie plus d'un caldé.
- Pluriel :
Chachahinn est communément considéré comme le nombre singulier. Le pluriel s'applique en ajoutant à loisirs un nombre de " cha " laissé à l'appréciation de l'auteur (Fanfan, donc)
Synonyme(s) :
Yababahoutzé figure également au répertoire de Fanfan. La définition de Chachahinn pouvant rigoureusement s'appliquer à Yababahoutzé, nous n'avons pas jugé bon de traiter spécifiquement ce cri.
Exemple :
- Le master : La porte est ouverte.
- Joueur 3 : On entre.
- Le master : La salle est vide. Y'a juste un coffre au milieu de la pièce. Il est fermé.
- Joueur 4 : Détection de piège.
- Le master : Chachahinn ! ! !
- Joueur 4 : Dégueulasse...
- Le master : Y'a pas d'piège.
sympathique salutation
Il est bien évident que dans l'univers linguistique très approximatif des gaziers, les pures réflexes langagiers ne sauraient être épargnés par les triturations volontiers ordurières qui constituent la matière première du présent ouvrage. Ainsi, qu'il s'agisse de formule de politesse (si tant est que cette notion puisse avoir quelque pertinence dans cet environnement perverti) ou d'étiquette, un simple bonjour peut et doit être facilement détourné vers les méandres infâmes du langage abstrait tel que le pratiquent les coupables auteurs de ce modeste opus. Nous retiendrons donc le sobre Cha'ut, applicable au bonjour comme à l'au-revoir et auquel se sont convertis les PNJ les plus célèbres de D&D, qu'ils soient du bon côté de la force ou du côté obscur (pardon : otscur !).
- Pluriel :
Non applicable
Synonyme(s) :
En coupant les cheveux en 4, ou même 6, on pourrait considérer le Hey ! comme un très vague synonyme.
Exemple :
- Le master : Vous sortez des catacombes. Vous êtes dans la rue. Il y a du monde.
- Joueur 1 : On va acheter un jval chez le chevaliste.
- Le master : Bon. Vous arrivez chez le chevaliste. Cha'ut.
- Joueur 2 : Cha'ut.
- Le master chevaliste : C'est pour acheter un jval ?
- Joueur 3 : Non, c'est pour faire un tennis, connard (1)
- (1) L'honnêteté étant une valeur défendue par les auteurs, il convient de préciser que cette expression est empruntée à JM Bigard, crétin mondain s'il en est et qui eut pour une fois dans sa vie de beauf à succès la main heureuse sur un humour qu'il ne maîtrise pourtant pas par ailleurs...
imminence d'un combat
Lorsqu'un combat s'annonce aussi imminent qu'inéluctable, les joueurs, en dépit de nombreuses et vaines revendications, doivent suivre un protocole drastique déterminant l'ordre et la nature des actions à suivre. Protocole dont le Master, en toute modestie, se porte garant. Après la réaction et l'initiative, les personnages, souvent prompts à la colère, se livrent au combat. Si l'initiative est en faveur des Personnages-Joueurs (expression désuète désignant les personnages tout court), ils peuvent alors massivement se ruer sur ce pauvre et vénérable dragon rouge qui n'avait rien demandé. La dernière requête adressée au Maître avant de frapper comme des sourds concerne le plus souvent la nature et le montant de la Classe d'Armure que l'on nomme C.A.. Or, donc, voilà...
- Pluriel :
- C.A. des bordels, tout bêtement.
- Synonyme(s) :
La C.A. est nominativement invariable mais on peut à loisir remplacer du bordel par pot de pus, borzoni et autre peigne-cul.
Exemple :
- Le master : Il n'y a donc rien dans la pièce.
- Joueur 1 : On se casse ?
- Joueur 2 : Ouais. On sort de la pièce et retourne dans cette salle là (désignant un carré très approximatif tracé, en guise de plan, sur une feuille de crouillon).
- Le master : Il y a quelqu'un sur le seuil de la porte (c'est moi) qui vous observe. Pardon... qui vous otserve.
- Joueur 1 : C'est qui.
- Le master : Une créature translucide qu'a pas l'air contente.
- Joueur 3 : C.A. du bordel.
- Le master : Zéro.
- Joueur 3 : J'attaque.
- Le master : 'Tiative.
Le Disage